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  • : Ce blog est un espace de liberté, où les femmes hypersexuelles pourront parler comme elles le veulent, se confier, et nous faire comprendre comment elles en arrivent à être ce qu'elle sont.
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Mardi 18 août 2 18 /08 /Août 00:00

J'ai seize ans depuis quelques mois, et je suis un peu naïve.
C'est un mercredi soir je me souviens très bien. Et de toute façon je ne pourrais jamais oublier. C'était en décembre 2006. Je marchais dans la rue, j'allais à l'entrainement.
En marchant dans la rue, il y a un mec (plus âgé que moi) qui me parle. Il me demande mon numéro de portable...
Franchement je sais avec le recul j'aurais jamais du le lui donner. Mais je lui ai donné
Bin oui je n'ai même pas pensé à lui donner un faux numéro, non je lui ai donné mon numéro. Et je me disais que de toute façon il ne m'appellerait jamais. Le vendredi je suis à l'école et c'est la récréation du matin ;


Mon portable sonne et je décroche :
« Allo c'est qui ?
- C'est Ellie, tu te souviens de moi ?
- Oui, oui.
- Ca te dis qu'on ce voit cette après-midi, mais juste pour boire un verre, t'inquiète !
- Bien oui, pourquoi pas. Je finis les cours à 15 h, je vais chez ma grand-mère et je passe chez toi à 16 h. »

Et là, je me dis que de toute façon il habite a côté de chez ma grand-mère. Et puis, je me dis que aller boire un coup, ça n'engage à rien, puisque de toute façon, il ne m'attire pas, ce mec.


La journée passe. Je finis les cours à 15 h. Je vais chez ma grand-mère, et puis je vais voir ce mec chez lui. En fait, je ne suis pas impressionnée, parce qu'il habite en plein milieu du village dans un appart. Je me dis que je n'ai aucune raison d'avoir peur, alors je n'ai pas peur, et j'y vais.
J'arrive chez lui n discute bien sympathiquement. Il roule un joint et il me demande si j'en ai déjà fumé je lui dis que non. Alors il me dit que dans ce cas il ne me fera pas fumer. Je trouve cette remarque très bien. On continue à discuter.


Et puis il essaie de m'embrasser. Je l'arrête, et je lu dis que je ne suis pas intéressée.
Que s'il recommence je pars. Bon, c'est bon, il s'excuse.
On continue à discuter... Puis il commence à changer d'attitude. Il commence à s'allonger sur moi. J'essaie de le repousser, mais il ne veut pas. Il me dit que c'est plus un gamin, que je devais me douter que je ne viendrais pas ici pour rien.

Je commence à avoir peur, alors je me laisse embrasser (je ne sais pas pourquoi je ne pars pas, je n'y arrive pas.)
Alors il m'embrasse encore et encore. Puis il me couche sur le lit. Il veut coucher avec moi, mais moi, je ne veux pas, je n'arrête pas de lui dire « NON, JE NE VEUX PAS », mais il ne m'écoute pas, il me dit que « CA VA ETRE BIEN. »


Mais je n'arrête pas de lui dire « non », et puis j'ai vraiment peur, j'ai de plus en plus peur, alors je me dis que si je pars, il va peut être devenir violent, me retenir comme une bête.

Alors je me dis que c'est peut être mieux comme ca, que ca va vite finir en me laissant faire sans rien dire, mais je continue à dire « NON ».


Mais il me déshabille, et je suis incapable de bouger. Pourtant, il ne me tient pas de force, mais je suis pétrifiée. Il met un préservatif (quand même)
Et puis ça y est, il commence à me pénétrer. Il souffle fort dans mon cou, il gémit un peu, c'est un son que je n'aime pas du tout.
Ca dure 2 minutes à peu prés, mais ça me parait une heure.
Puis il s'arrête, il est encore a l'intérieur de moi, il me dit que la capote a craqué. Je le pousse en dehors, puis il va dans les toilettes.
Je m'habille, puis il revient. Il veut que je le suce mais là encore, je dis « NON », et je pars.

J'aurais dû partir depuis le début.
C'est de ma faute s'il m'est arrivé ça, mais est-ce qu'il avait le droit de me faire ça, parce que j'avais été insouciante ???


Est ce que parce que je ne me suis pas débattue que ce n'est passe un viol ?
Voilà, je ne sais pas ce que les gens en pensent, mais je voudrais qu'ils comprennent que ce n'est pas une chose que je vais oublier.
Je voudrais qu'il comprenne que si je porte plainte, ça va se retourner contre moi parce que je suis allée chez lui de mon plein gré.


Mais ce n'est pas qu'une sale histoire qui s'est mal passée. NON, c'est bien plus que ça.

Deux ans et demi après presque, je me suis rendue compte que je m’étais faite violer, en écrivant ce texte justement, en écrivant mon histoire car j’y pensai de plus en plus.


J'ai mis deux ans et demi pour me rendre compte que j’ai vécu un viol, même si il n’y a pas de violence mais c’est quand même un viol.
Je ne peux pas porter plainte, car prouver que c’est un viol serait presque impossible.

 

Alors je suis tombée dans une dépression, une petite, je m’en suis tirée assez tôt, heureusement. Je broyai que du noir.

Et puis j’ai commencé à coucher avec tout le monde, puisque qu’ils avaient envie de moi, alors je leur donnais ce qu’ils voulaient. Pourtant, souvent, je n’en n’avais pas envie, mais je leur donnais mon corps.

 

Apres ce viol, je pensais que je n’avais plus le droit de dire non, puisque que quand je lui ai dit non, il ne ma pas écoutée.

 

Mais 11 mois plus tard, j’ai rencontré mon copain, et avec lui ça été tout de suite bien.
Ca fait 19 mois qu’on est ensemble, et je sais que c’est l’homme de ma vie.

Je ne parlais de cette histoire qu’à mon copain, qui en avait marre, et qui ne voulait pas avouer que sa copine s’était fait violer, alors c’était très dur.

Alors, je n’ai trouvé qu’une solution : j’ai commencé à me taillader les bras. Ca me soulageait, mais quand mon copain a vu ça, il m’a menacée de me quitter

Lui, il connait toute ma vie de A à Z. il sait tout absolument tout, alors si je le perds, je perds ma vie. Donc j’ai arrêté de le faire.

Mais je pleurais souvent, et même maintenant, souvent, quand j’ai des coups de blues, j’ai envie de le faire, mais je repense à ce que mon copain ferait si je recommence.


Je remonte le moral petit à petit, et je suis bien entourée. J’ai beaucoup de gens pour m’aide.  Je ne suis pas seule, mais ma famille n’est pas au courant de cette histoire, je leur cache.
Je pense à cette histoire souvent, mais j’ai trouvé une technique pour m’évacuer la tète des que j’y pense.

J'écris sur un journal intime sur des feuilles, quand je suis en cours, et j’ai toujours besoin d’avoir une feuille, où j’ai écris tout mes états d’âme à propos de cette histoire. J’ai toujours besoin de l’avoir sur moi.


Mais quand même grâce a mon copain et mes amies je vais mieux chaque jour, même si je sais que je ne pourrais oublier. Mais depuis que j’ai parlé, je me sen mieux, et surtout je me sens libérée d’un gros poids.
Alors les filles et même les gars, quand vous voyez la vie toute noire, et bien il y a un moment où vous quitter cette sombre vie, il y a le bonheur qui ce trouve juste a coter il fau juste pas la laisse filer, il faut l’attraper et y mettre aussi du sien, car sans envie, on n’arrive à rien.
Alors il faut le vouloir, et on arrive à tout, surtout a voir la vie belle.

 

Et puis, c’est bien ce blog, ca permet de parler. On peut dire tout ce qu’on veut. Ca me fait du bien d’écrire ici.


Par Anaïs - Publié dans : Témoignages
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