Les femmes hypersexuelles

Certains doivent être déçus, en arrivant sur ce blog, de constater qu'il ne contient pas des textes ou de photos érotiques ou pornographiques. Mais…
Mar 23 nov 2010 47 commentaires
J'ai vu le lien que vous avez mis sur les violences faites aux femmes Je suis aussi allée sur le blog d'Olga et j'ai lu ce quelel a subi par amour. Ne devriez vous pas Sophie lancer un débat sur la violence faite aux femmes comme vous l'avez fait pour le viol?
Bravo pour ce blog, c'est très intéressant!
Amandine - le 30/08/2009 à 23h58
En fait, sur ce blog, on peut parler detous les sujets. J'ai eu quelques soucis perso qui m'ont empêchée de compléter le blog, mais je voulais aussi parler des violences conjugales.
Aucun sujet habituellement tabou ne l'est ici. La parole est libre.
Si vous êtes concernée, ou quelqu'un de votre entourage, vous pouvez vous exprimer comme vous le souhaitez.
Mais ce blog ne vivra et ne sera utile qu s'il est connu. Faites-le connaitre autour de vous !!!
Bisous à vous,
Sophie
Sophie
Sophie, je trouve votre blog formidable et j'ai envie de témoigner de ce que j'ai subie.
Je m’appelle Françoise, mon père buvait et frappait ma mère. A la fin, il la frappait toutes les semaines. Ma mère en a eu marre. Elle a rencontré quelqu'un d'autre et a quitté mon père. A partir de ce moment-là, j'ai été ballottée d'un coin à l'autre (chez mon père, chez ma mère). L'homme qui vivait avec ma mère était violent avec moi et mes frères et soeurs.

Adolescente, je n'ai pas fait des choses de mon âge. Ma mère préférait que je n'aille pas à l'école pour l'aider à nettoyer. Je ne pouvais pas sortir. C'est pour cela que je n'ai pas fait de hautes études.

J'ai rencontré mon mari à 16 ans 1/2. Mon mari a demandé ma main à ma mère et ma mère m'a poussée dans ses bras comme elle l'a fait avec mes autres soeurs. Au début, ce n'était pas l'amour fou mais j'ai surtout été attirée par ses parents. Ils étaient très gentils avec moi, ils me donnaient l'affection que je n'ai pas eue de mes parents. Je me suis fiancée à 17 ans. Je pensais que je vivais un conte de fées. Sa famille m'offrait plein de cadeaux et l'affection que je n'avais pas eue de ma famille. J'ai arrêté d'aller à l'école et j'ai commencé à travailler. Il voulait déjà à ce moment-là m'empêcher de travailler car on allait bientôt se marier. Puis j'ai reçu mon préavis. Dès les fiançailles, c'est lui et sa famille qui m'achetaient mes vêtements à leur goût. Je n'ai pas pris attention car ce qu'ils m'achetaient me plaisait et ma mère ne nous achetait jamais de vêtements. On a eu quelques petites querelles mais rien qui m'ai alarmé. Je me suis mariée à 18 ans. J'ai eu ma première claque deux mois après le mariage car j'ai voulu aller passer un entretien d'embauche et il ne voulait pas. Pour lui, une femme devait rester à la maison. J'ai quand même passé l'examen mais je l'ai raté.
Puis quand j'ai été enceinte, il a commencé à devenir vulgaire. Quand je devais aller chez le gynécologue, il disait : "Tu vas encore écarter les jambes..." Quand j'ai été enceinte de 7 mois, il m'a poussé dans les escaliers. Après l'hôpital, je suis retournée chez ma mère mais mon mari et ma belle-famille m'ont convaincu de réessayer pour le bébé. Ma mère aussi me faisait comprendre que je ne pourrais pas rester chez elle. Je suis donc retournée. Jusqu'à la naissance, ça a été, il a été correct. Après l'accouchement, j'ai fait une dépression car je voyais que mes beaux-parents prenaient emprise sur mon fils et cela a continué. Après quelques mois, je me suis doutée qu'il avait une maîtresse et je lui ai demandé. Il a alors vu que je me "réveillais" et les disputes ont commencé "Pute comme ta mère".

Puis il s'est installé comme médium. Il recevait des gens même la nuit. Je n'avais que le droit de me taire et de faire du café en pleine nuit. Ma maison était toujours remplie mais je n'avais rien à dire. Je devais me taire, ne pas répondre sinon il s'énervait. Ma belle-famille me disait de ne pas répondre car il était malade des nerfs. C'est toujours ce qu'on me disait. Tous les mois, on avait une querelle, il me traitait de tous les noms ("sale bâtarde", "pute", "tu ne sais rien faire", ...) . Quand Mathieu a eu 11 mois, j'ai recommencé à travailler. Au début, il a bien voulu puis il a voulu que j'arrête. Puis j'ai de nouveau été enceinte et il a voulu que j'avorte et moi pas. Et là, a commencé le calvaire. Après les grossièretés et les disputes sont venus les coups parce que je lui ai tenu tête. Puis j'ai vu des indices qui prouvaient qu'il avait une maîtresse. Et cela ne lui plaisait pas.

A 6 mois de grossesse, j'ai dû arrêter de travailler parce qu'il y avait des complications. Sa violence a augmenté. Ses parents se mettaient toujours entre nous. Une fois, il a même frappé son père. Mais il y avait encore des accalmies. Ca allait pendant deux ou trois mois puis il remettait cela. Je n'avais rien à dire. J'en avais marre d'aller manger tous les jours chez sa mère. Je voulais avoir mon intimité mais il disait qu'on ferait comme lui, il dirait. Puis il a voulu une petite fille mais je ne voulais pas un troisième enfant avec une vie pareille. Mais il m'a dit que cela irait mieux et je me suis laissée convaincre. Mais il m'humiliait de plus en plus, il me faisait mettre à genoux devant les gens. Sa violence augmentait.

Quand les enfants ont commencé à grandir, la violence devenait de plus en plus régulière et plus forte et devant les enfants. Le dernier mois, il ne se calmait plus. Plusieurs jours d'affilée, il m'empêchait de dormir... J'avais peur, je ne dormais plus, je ne mangeais plus correctement. Les enfants aussi avaient peur. Il m'obligeait à rester nue devant les enfants et les coups qu'il me donnait étaient apparents.

Je pensais déjà partir depuis un moment mais ce qui m'a poussée à partir, c'est qu'il ait frappé à coups de ceinture les enfants parce qu'ils ne trouvaient pas la télécommande, qu'il ait fait mettre les garçons à quatre pattes et demander à la gamine de les frapper. Et aussi le fait que des voisins ont prévenu la police car ils ont entendu tout ce bordel. Il a été en fureur et un de ses amis m'a dit de partir car sinon il me tuerait. La gendarmerie m'a conduite au Collectif pour Femmes Battues.

Ce jour-là, si je n'étais pas partie, soit c'était lui qui me tuait soit c'était moi tellement j'avais des idées noires dans la tête. J'avais vraiment de la haine pour lui les derniers temps, je n'avais plus envie de lui parler. Il y avait comme une planche en bois entre nous.

Quand j'étais dans la voiture des gendarmes pour venir au refuge, mes enfants et moi avons ressenti du soulagement, un sentiment de sécurité. J'ai été très bien accueillie au refuge. Au début, j'ai déprimé car j'ai réalisé que c'était moi qui devais quitter ma maison et que je privais mes enfants de confort. Puis avec le temps, l'accueil des femmes, ça s'est passé. Les femmes me proposaient de m'accompagner dans mes démarches. On était un bon groupe et petit à petit, j'ai surmonté ma peur. Je revivais. D'ailleurs, je serais bien restée au refuge, je me sentais chez moi. J'ai repris confiance en moi, j'ai extériorisé ma personnalité. J'avais envie de couper mes cheveux, je les coupais. J'avais envie de sortir, je sortais.

Mes enfants ont beaucoup été aidé aussi. On les a aidé à s'extérioriser, à parler de leurs émotions et on les a aussi aidé au point de vue scolaire. Normalement, on parlait d'enseignement spécial pour un de mes fils. Mais grâce aux éducatrices, mes enfants s'en sont sortis. Ils ont bien été pris en mains et même maintenant si j'ai un problème avec eux, je sais que je peux compter sur elles. Au fil des mois que je suis restée au refuge, je me sentais vraiment bien, je me retrouvais moi-même. Puis j'ai commencé à chercher un logement. J'ai trouvé une maison. Elle m'a plu directement. Maintenant je vis seule avec mes trois enfants. On est bien, on n'entend plus crier à nos oreilles, on n'a plus peur dès qu'on se lève, on est à l'aise. On a un mode de vie normale. Je suis toujours en contact avec des femmes qui étaient hébergées en même temps que moi. Je passe souvent au refuge et j'en suis très contente. Je ne me suis jamais sentie aussi bien que maintenant, c'est une vraie renaissance pour moi et mes enfants. Et, bien qu'il continue à me harceler, nous gardons le dessus. C'est la première fois que je pars et j'irai jusqu'au bout. Quand je l'ai en face de moi, j'ose lui répondre car on m'a beaucoup aidée à m'affranchir de ma peur au ventre.
Françoise - le 31/08/2009 à 19h27
Chère Françoise, Votre témoignage es boulversant. Merci de votre confiance. Je publie votre récit dans le corps du blog. Il donnera sans nul doute du courage à d'autres femmes dans votre situation. Mille mercis à vous,
Sophie
Sophie, ça me gêne mais je fantasmesur le viol... je sais c'est pas terrible, j'ai honte mais le fait de me faire prendre par force par un homme me procure un sentiment d'excitation...

Bien sûr, je n'irai jamais au bout de ce fantasme, je voulais savoir si des femmes avaient le même et comment elles géraient cela ?
Merci de votre aide je n'ose pas en parler.
Maryline - le 23/09/2009 à 23h21
Vous avez deja le courage de parler de ce fantasme. Mais rassurez-vous, vous n'etes pas la seule. Je vais y conscrer un article, car la réponse est trop longue pour etre diffusée ici. merci à vous.
Sophie
Votre texte est très juste, et apporte des précisions fort utiles.
Accepteriez-vous que je le publie sur mon blog ?
Amicalement
Sophie

Bonsoir, oui, oui vous pouvez je suis pour le partage. Aucun souci vous pouvez le mettre sur votre blog il convient parfaitement qu sujet que vous traitez.
Bonne soirée. Amicalement. Tendresse
Douceurintemporelle - le 24/09/2009 à 20h58
Bonjour Sophie. je suis mariée depuis 10 ans, j'ai 35 ans, mère d'un enfant et jusqu'à présent parfaitement hétéro. Depuis quelques temps, je me sens attirée par les femmes. J'en ressens une certaine honte. J'ai failli franchir le pas mais j'ai résisté. Suis je normale? Pensez vous que ce sujet puisse être abordé ici et demander le témoignage de lectrices, leur avis? Merci d'avance
Karine - le 29/09/2009 à 07h17
Karine, je publie votre témoignage ici, et je le ferai dans le blog très bientot...
Mais je peux au moins vous dire que vous n'etes pas anormale !
Sophie
Bonjour Sophie
Un article que je viens de lire sur le blog d'Olga me pousse à vous suggérer Sophie de traiter de la sexualité des femmes enceinte, avec le cas plus particlier des hypersexuelles. Qu'en pensez vous?
Dominique
Doc - le 04/10/2009 à 13h56
Bonjour Sophie, les sujets évoqués par Karine et par Doc sont sérieux et intéressants. Vous n'avez pas prévu d'en parler?
Bravo pour ce blog très intéressant J'espère qu'il a le succès qu'il mérite. Bises
Emilie - le 22/10/2009 à 16h12
Emilie, pouvez-vous me dire de quel sujet vous parlez, quand vous citez Doc ? il a évoqué plusieurs thèmes, auquel faites-vous allusion ?
Je publie Karine dès ce soir, et je m'excuse auprès d'elle de ne pas l'avoir fait plus tot...
Sophie
Fatima, vous m'avez envoyé deux commentaires qui me posent problème. J'aurais aimé en parler avec vous en direct. Vos commentaires sont très polémiques, et accusent nommément une personne.
Or, ce blog n'est pas un endroit où les internautes règlent leurs compte. Je ne veux pas publier des accusations dont je n'ai pas la preuve. Ce blog est un espace de liberté de parole, certes, mais pas pour regler des comptes personnels.

Je comprends votre détresse, mais ce qui est arrivé à votre fille n'est pas forcément lié à celle que vous accusez.
Si ce n'était pas elle, ce serait n'importe quelle autre femme qui a l'audace de s'habiller en jupe ou en robe dans des cités comme la votre qui serait prise en "justification" de leurs actes odieux... Ils ont besoin d'alibi pour justifier leurs crime, et ils prennent n'importe quoi, n'importe qui.
Ecrivez-moi en direct, s'il vous plait, que l'on discute au moins par mail.

Je vous publierai sans problème sur le seul sujet de votre fille, mais si vous ne designez pas ici de coupables indirects.
Les vrais coupables sont tout de meme les violeurs, personne ne les a obligés à violer votre fille. Ils sont seuls responsables de leurs actes criminels, d'ailleurs en totale contradiction avec leurs soi-disant convictions religieuses.
Sophie - le 22/10/2009 à 19h09
Bonsoir Sophie, je vais donc respecter les règles de votre blog et ne pas mettre en cause la personne en question, tout en vous priant de faire part de votre opinion sur son blog où j'ai exprimé ma position, ce que je ressens.Vous savez de qui il s'agit, alors je compte sur vous pour vous exprimer, j'ai une immense confiance dans votre jugement.
Je vais donc rappeler le cas de ma fille Houria, qui avait 16 ans en décembre 2007 quand elle a subi une tournante dans une cave de la cité de notre ville. Ma pauvre petite était vierge, elle a tout subi ce jour là, pendant toute une après-midi Ils l’ont choisi parce qu’elle s’habillait court, elel le faisait seulement pour attirer l'attention des garçons qui ne parlaient que de cette femme d'un beau quartier de la ville qui était venue dans la cité quelques jours avant pour des débauches.
Quand ils ont conduite Houria dans cette cave et qu’elle a voulu protester, ils lui ont dit « Ferme la, t’es habillée comme YYY, vous êtes toutes des putes, alors tu vas y passer comme elle »
Houria n’a pas voulu porter plainte Houria était une fille brillante, intelligente, notre fierté. Elle a quitté la cité aujourd’hui et poursuit des études. Mais elle est terriblement marquée. Elle est devenue hypersexuelle.Nous avons honte mais je ne lui en veux pas, ce n'est pas sa faute.
Comme vous le dites, les responsables sont les violeurs, ce sont des criminels. Mais j'en veux aussi beaucoup à cette femme qui a donné à ces garçons une fausse image de la femme. Souvent je me dis que sans cette femme, rien ne serait arrivé.
Ma douleur, ma colère, ma haine envers ces garçons qui ont souillé ma petite est immense, mais je suis très sévère contre l'irresponsabilité de cette femme.
Ce que je souhaite Sophie, c'est que vous parliez de ce drame des tournantes dans les cités, que la loi du silence soit brisée! merci de m'aider, d'en parler, de susciter les témoignages, d'aider ces pauvres enfants qui, mortes de honte n'osent pas parler. Vous avez déja dit sur ce blog le sentiment de culpabilité des victimes de viol. Alors dans notre culture, c'est encore pire, c'est une souillure, la honte est terrible.
Merci Sophie d'écouter la douleur d'une mère. Aidez moi, je vous en supplie!
Fatima - le 22/10/2009 à 23h18
Merci, Fatima, de votre compréhension. je publie votre recit, ici, et je vais le mettre dans le blog. je vous reponds un peu plus tard, je suis un peu débordée en ce moment. Bon courage à vous, Sophie
Sophie
Bonjour Sophie. Je voulais aborder le sujet de la prostitution. Je suis moi-même une "professionnelle". J'ai participé à des manifestations revendiquant le respect de ma profession et surtout la légalisation. Nos actions visent à démanteler les aprioris instaurés par la société sur notre activité. Nous réclamons haut et fort lnos droits. Parmi les réclamations, l'abrogation de la loi Sarkozy, la légalisation de la profession et que la "putophobie" soit considérée comme un délit et réprimandé. Il faut aussi lutter face au manque de prévention des maladies sexuellement transmissibles.Nous voulons exercer librement sans macs, ni discriminations...
Pensez vous pouvoir aborder ce douloureux sujet sur votre blog?
Cindy - le 08/11/2009 à 08h52

Chère Cindy,
Vous le savez la parole est libre ici. Vous pouver aborder les sujets que vous voulez. une suele règle à respecter ! pas d'injures, pas d'insultes, pas de denonciation d'une ou plusieurs personnes de façon nominative.
Si ce sujet vous tient à coeur, vous pouvez dire ce que vous voulez...
A bientot, amitiés
Sophie

Sophie